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Objet : Bro en Égypte! Les aventures de Sébastien Bro, notre globe trotter international
Oui, en Égypte, car certains d'entre vous ne le savaient peut-être pas, mais c'est là que j'étais la semaine dernière. Il faut dire que tout s'est décidé assez à la dernière minute... Ça faisait un bon bout de temps que je parlais avec mes amies Pascale et Sophie de partir une semaine en voyage au mois de mars, mais nous n'arrivions pas à nous entendre de manière définitive sur une destination particulière. Il faut dire que depuis Paris, il y a beaucoup plus de choix possibles à prix abordables que depuis Montréal. Finalement, c'est l'idée de Sophie (qui est en archéo) qui l'a emporté: l'Égypte, terre des pharaons, serait notre premier choix. Nous sommes donc entrés dans une agence de voyage pour examiner les prix, les dates, etc. et sommes alors tombés sur une super aubaine: une croisière sur le Nil cinq étoiles avec séjour au Caire à des prix défiant toute concurrence! Seul petit hic: il fallait partir la semaine suivante.
Nous n'avons pas hésité très longtemps, et hop, nous voilà donc parti.
Après un dur réveil (il fallait être à l'aéroport à 6h00 du matin, ce qui impliquait de sauter dans le premier RER) et un voyage plus ou moins confortable (Air Lotus n'est certainement pas la ligne aérienne de l'avenir, mais bon, ça va quand même), nous sommes arrivés en après-midi à Luxor, dans le sud de l'Égypte. Premier choc là-bas dans l'autobus qui nous menait de l'aéroport à notre bateau de croisière: l'Égypte marie étrangement l'antique et le moderne. On voit des hommes habillés à l'occidentale croiser des paysans vêtus de longs gallabiehs (grandes robes) blancs ou colorés, conduisant leurs ânes ou leurs troupeaux de moutons pour paître dans les champs. Autre constatation: l'Égypte, c'est le Nil. En dehors de cette vallée, c'est le désert. Un étroit couloir de verdure (entre quelques kilomètres et quelques mètres selon les endroits) enserre le fleuve et la coupure entre ce monde verdoyant avec moult palmeraies et l'étendue aride de sable et de roche est assez drastique. C'est comme dans les vieux Lucky Luke: on peut vraiment avoir un pied dans le gazon et un autre dans le désert. Pas de transition entre les deux.
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Le lendemain matin, il faisait froid. Je le précise, parce que je n'aurais pas cru qu'il puisse faire aussi froid en Égypte. Bon, d'accord, il n'y avait pas de neige, ce n'était pas le Québec, mais quand même, nous qui venions pour nous faire bronzer un peu, nous baigner et profiter du soleil, nous en avons été un peu pour nos frais. Les matins sont donc assez frais (pantalons et chandails de rigueur). Lorsque le soleil se lève, ça se réchauffe, et on a généralement une après-midi assez chaude (parfois même beaucoup), mais dès qu'il se couche, il recommence à ne pas faire très chaud. Au Caire, c'est un peu plus froid, parce que plus au nord (environ 20 degrés Celsius en moyenne). Évidemment, ça, ce sont les températures d'hiver. L'été, à ce qu'il paraît, tout devient une fournaise, et ce n'est pas une destination à recommander.
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Je vous épargnerai les détails de toutes les visites que nous avons faits: sachez simplement que nous avons pu visiter de nombreux et superbes temples égyptiens à Luxor, Edfou, Kom Ombô (cette visite s'effectua d'ailleurs le soir, ce qui donne une toute autre dimension au monument, éclairée par de nombreux spots) et Philae (à Assouan). La croisière jusqu'à Assouan fut très agréable. Je me rappelle particulièrement un soir où je me suis retrouvé seul sur le pont de notre bateau, à regarder le Nil couler sous mes pieds, la voûte étoilée particulièrement brillante recouvrant la presque totalité de mon champ de vision. À mesure que nous avancions sur le fleuve, nous croisions de petits villages où j'entendais l'appel à la prière lancé depuis de petits minarets ruraux. Ce fut un moment magique dont je me souviendrai très longtemps. À ce moment, je me suis vraiment senti en Afrique, et loin du monde occidental.
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Pour finir, quelque brèves nouvelles: en revenant de voyage, j'ai malheureusement succombé à la terrible tourista égyptienne! Dieu merci, au moins j'étais rentré... La pauvre Sophie fut malade la dernière journée, celle où nous visitions les pyramides. Elle a tout de même pu les voir le soir, avec le sphinx, lors du son et lumières auquel nous avons assisté, mais bon, elle n'a pas pu aller les toucher ou entrer dedans (bien qu'il n'y ait vraiment pas grand chose à voir, je peux en témoigner). Je crois que ça va lui prendre du temps avant de digérer cela... Donc je suis tombé sur le cul, et je m'en remets à peine actuellement. Mais ça va mieux, ne vous inquiétez pas, et je serai sur pied pour de nouvelles aventures très bientôt.
Sébastien Bro, globe-trotter Date : 28/02/01, 15h05
Ce texte est illustré par les images du site du © Musée canadien des civilisations
Voir aussi « Bro chez les Tchèques », Cyberscriptus n°4, septembre 2000.
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